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Référentiel général de sécurité

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Référentiel général de sécurité

Le Référentiel général de sécurité (RGS) est un cadre réglementaire français visant à garantir la sécurité, l'intégrité et la confidentialité des systèmes d'information utilisés par l’administration et la fonction publique. Il s’applique à l’ensemble des échanges électroniques fiabilisant les démarches administratives à destination des citoyens, collectivités et entreprises. Promulgué initialement par l’ANSSI, il impose des obligations précises aux autorités administratives, en matière de sécurité des systèmes et de confiance dans les échanges électroniques.

Historique et fondements

Le RGS a été introduit par l’ordonnance n°2005-1516 du 8 décembre 2005 relative aux échanges électroniques entre les usagers et les autorités administratives et entre les autorités administratives. Entre 2007 et 2010, il a été conçu et mis en œuvre par l’ANSSI, alors dénommée DCSSI. Le référentiel est entré en vigueur le 19 mai 2010, remplaçant certains dispositifs plus anciens comme le RIS.

La philosophie du RGS s’articule autour des principes édictés par la Loi Informatique et Libertés, l’article 9 du Code civil (protection de la vie privée) et l’alignement avec les recommandations européennes, telles que la directive eIDAS.

Objectifs et périmètre

Le but fondamental du RGS est de définir le niveau de sécurité des services en ligne et des échanges impliquant des données personnelles ou sensibles dans la fonction publique. Les principaux objectifs sont :

Le RGS concerne l’ensemble des autorités administratives françaises, notamment les ministères, préfectures, collectivités territoriales, établissements publics administratifs, ainsi que les prestataires de confiance opérant pour leur compte, tels que les PSCE, hébergeurs de données de santé et tiers de télétransmission.

Structure et exigences

Niveaux de sécurité

Le RGS prévoit plusieurs niveaux de sécurité adaptés à la criticité des échanges :

Niveau de sécurité Usage typique
Bas Information publique, actions à faible enjeu.
Moyen Données personnelles, procédures administratives classiques.
Élevé Informations sensibles, procédures critiques.
Très élevé Données classifiées, domaines régalien ou secret.

Principaux axes du référentiel

Le cadre du RGS repose sur quatre axes majeurs :

  1. Identification et authentification: Gestion des identités grâce à des protocoles forts (certificats, mots de passe complexes, authentification multifactorielle).
  2. Confidentialité et intégrité: Chiffrement des données à l'aide d'algorithmes cryptographiques homologués par l’ANSSI.
  3. Signature électronique: Mise en œuvre de la signature électronique pour garantir l’intégrité et la traçabilité des actes administratifs.
  4. Horodatage et journalisation: Enregistrement des événements liés aux accès et modifications.

Mise en œuvre technique

Le RGS impose l’utilisation de composants informatiques, logiciels et matériels, certifiés ou qualifiés. Les solutions techniques doivent être conformes aux recommandations de l’ANSSI, notamment via les documents RGI et PSSI.

Les entités sont tenues d'auditer régulièrement la conformité de leurs systèmes et de recourir à des prestataires qualifiés, pour la délivrance de certificats numériques ou pour l’archivage sécurisé.

Conformité des certificats électroniques

Les certificats numériques acceptés dans le cadre du RGS doivent :

Gouvernance et évolutions

Principaux acteurs

Entité Rôle dans le RGS
ANSSI Élaboration, mise à jour, homologation et contrôle du référentiel.
Ministère de la Transformation et de la Fonction publiques Pilotage stratégique en liaison avec les administrations.
DINUM Accompagnement à la transformation numérique et au respect du RGS.
AAI (ex : CNIL) Veille à la conformité relative aux données personnelles.

Évolutions réglementaires

Depuis la première version de 2010, le RGS a fait l’objet de plusieurs actualisations majeures, s’adaptant notamment :

Des guides pratiques et fiches techniques actualisés sont mis à disposition par l’ANSSI.

Cas d'application et exemples

Le RGS est obligatoire dans de nombreux contextes de la fonction publique, notamment :

Critiques et limites

Des critiques récurrentes concernent :

  • La complexité de mise en œuvre technique.
  • L'adaptation difficile pour les collectivités territoriales disposant de moyens limités.
  • L’exigence de veille constante vis-à-vis des mises à jour de sécurité.
  • Les chevauchements ou redondances avec le RGPD ou d’autres documents comme la PSSI.

Néanmoins, le RGS est un outil central dans la consolidation de la sécurité numérique de l’administration française et vis-à-vis des obligations envers les citoyens.

Voir aussi

Références

  • ANSSI, “Référentiel général de sécurité”
  • Ordonnance n° 2005-1516 du 8 décembre 2005
  • “Guide d’application du RGS”, ANSSI
  • CNIL, “Sécurité des échanges électroniques”

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